1. L'obésité informationnelle de nos projets
Nous vivons sous le règne de l'indicateur roi. Pour justifier de leur sérieux, les programmes de développement rivalisent d'ingéniosité bureaucratique pour empiler des matrices de résultats kilométriques. Mais quand un ministre ou un directeur d'agence dispose de 5 minutes pour décider, quel chiffre retient-il ? Aucun.
« Un bon indicateur n'est pas celui qui impressionne les statisticiens ; c'est celui qu'un citoyen comprend et qu'un décideur peut utiliser pour agir dès le lendemain. »
2. Choisir cinq indicateurs d'impact plutôt que cent mesures d'activité
Mesurer le nombre de participants à un atelier ou le nombre de rames de papier distribuées n'apporte aucune réponse sur la réduction de la pauvreté. Revenir à l'essentiel, c'est identifier les 3 à 5 variables critiques qui conditionnent la réussite d'une politique publique.